cover
separator
Mitglieder-Login
Seite
Cover 21/2016
Ausgabe 21/2016
Dossier

Espace public, cohabitation et marginalités: Quelles nouvelles réalités et quels enjeux pour les villes contemporaines ?

Öffentliche Räume, Zusammenleben und Marginalisierung: Welche Wirklichkeiten und welche Herausforderungen prägen die Städte der Gegenwart?


Koordination: Monika Litscher, Giada de Coulon, Annamaria Colombo
Mitglieder-Login
Seite 4
Annamaria Colombo, Giada de Coulon, Monika Litscher
Introduction au dossier / Einführung ins Themenheft
Vidéo-surveillance, couvre-feu, aménagement de mobilier urbain encourageant la mobilité, revitalisation des quartiers du centre-ville, présence policière accrue, lois anti-mendicité, mesures d’éloignement… Dans la plupart des villes du monde, y compris en Suisse, on observe une augmentation de la régulation et du contrôle des espaces publics (rues, parcs, places, etc.) ou « semi-publics » (centres d’achat, campus, terrains de sport, etc.). Elle se manifeste notamment par des dispositifs de contrôle des frontières et de discipline (surveillance policière, service de sécurité, etc.), d’encouragement à la mobilité (notamment à travers l’aménagement urbain), de campagnes éducatives/interventionnistes (par exemple www.igsu.ch), ainsi que des dispositifs légaux (Doherty et al. 2008). Souvent, ces transformations s’accompagnent d’un marketing urbain et d’efforts pour atteindre le haut des classements mondiaux de qualité de vie (par exemple celui de Mercer Global Consultancy). Dans les lieux publics, cela se concrétise notamment à travers des mises en scène, des évènements, des expériences proposées et des aménagements urbains conçus pour accueillir en priorité des groupes de personnes ciblées.

Videoüberwachung, Ausgangssperre, Stadtplanung zugunsten der Mobilität, Aufwertung der Innenstädte, verstärkte Polizeipräsenz, Gesetze gegen das Betteln, Wegweisungsmassnahmen ... – In der Mehrzahl der Städte weltweit, auch in der Schweiz, findet eine Erhöhung der Regulierungsdichte und der Überwachung der öffentlichen Räume (Strassen, Parks, Plätze etc.) und der „quasi-öffentlichen“ Räume (Einkaufszentren, Campus, Sportplätze etc.) statt. Sie manifestieren sich etwa als Grenzkontrollen und Disziplinierungsmassnahmen (polizeiliche Überwachung, Security etc.), als Stimulierung der Mobilität mittels städtebaulicher Massnahmen, Sensibilisierungs- und Informationskampagnen (z.B. www.igsu.ch) sowie als gesetzliche Dispositive (Doherty et al. 2008). Begleitet wird dieser Wandel oft von Bemühungen im Standortmarketing und vom Streben an die Spitze des Rankings der "Städte mit der besten Lebensqualität weltweit" (z.B. Mercer Global Consultancy) zu gelangen. Im öffentlichen Raum konkretisiert sich dies in einer Zunahme von Inszenierungen, Events, Erlebnismöglichkeiten und einer Stadtgestaltung, die erwünschte Menschen willkommen heissen.



Monika Litscher a fait ses études d’ethnologie, de folklore et de droit international public a l’université de Zurich et de Bruxelles. Avec «Scéneries urbaines» elle a gagné son PhD a l’Institute des Cultures Populaires a l’université de Zurich. Comme professeure à la Haute école de travail social à Lucerne elle était chargé de sujets espace urbain, développement urbain, urbanisme, inclusion et exclusion de l’espace public. Dans ce domaine elle a publié en 2012 un ouvrage intitulé «Mesures d’éloignement des espaces publics urbains». Actuellement elle travail comme chercheuse urbaine et culturelle et réalisatrice, elle est maître de conférence et chercheuse dans le domaine interdisciplinaire et elle répond de domaine des sciences humaines, culturelles et sociales à l’université de Liechtenstein.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Giada de Coulon est docteure en ethnologie, diplômée de l’université de Neuchâtel en 2015. Sa thèse a porté sur les questions de perception de légalité chez les requérant-es d’asile débouté-es inscrit-es au régime de l’aide d’urgence. Depuis 2013, elle est engagée comme chercheuse à la Haute école de travail social de Fribourg (HETS FR). Elle y a participé à une recherche qualitative portant sur les représentations du partage de l’espace public, en lien avec l’interdiction de mendier à Genève. En 2015, elle mène une recherche ethnographique envisageant une compréhension intersectionnelle de la posture des dealers de quartier aux Pâquis.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Annamaria Colombo est détentrice d’un master en Travail social et politiques sociales de l’Université de Fribourg et d’un doctorat en Etudes urbaines de l’Université du Québec à Montréal. Elle est actuellement professeure à la Haute école de travail social de Fribourg (Haute école spécialisée de Suisse occidentale, HES-SO). Ses champs d’expertise sont les marginalités urbaines et juvéniles et ses recherches s’intéressent notamment aux questions d’identité, de reconnaissance sociale, de sortie de la rue, de comportements dits «à risque» (en particulier chez les jeunes) et de rapport à l’espace des populations marginalisées (jeunes de la rue, SDF, squatteurs, mendiants). Elle a publié en 2015 un ouvrage intitulé «S’en sortir quand on vit dans la rue. Trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance».
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!




Mitglieder-Login
Seite 26
Sue-Ann MacDonald
Regulating Madness in a Mental Health Court
kjh kjh kjh kjh kjh kjh This article explores the regulation of people with mental illness who are accused of committing minor crimes (e.g. mischief, minor theft, assault, uttering threats, etc.) and viewed as disturbing the public order. The results are drawn from a study of a Mental Health Court (MHC) in Montréal (Canada), illuminating the perceptions and experiences of MHC actors who are involved in its operation. Deploying a multi-method design inspired by institutional ethnographic methods, this study sought to explore the inherent tensions in regulatory penal practices that oscillate at varying degrees between prevention, punishment and therapeutic intentions. It is argued that MHCs symbolize a new form of governmentality, in an e ort to create disciplined subjects by reigning in madness and controlling marginality.



Sue-Ann MacDonald is an Assistant Professor at the School of Social Work at the Université de Montréal. Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!



Mitglieder-Login
Seite 38
Virginie Milliot
Une intenable bureaucratie de la rue
Les travailleurs sociaux face aux débordements des marchés informels
kjh kjh kjh kjh kjh kjh In autumn 2009, a «scavenger square» was opened at the Porte Montmartre in the 18th arrondissement of Paris as an institutional response to the requests of street vendors who gained the support of residents and militants in advocating for a possibility to sell their products legally. This experimental space monitored by social workers authorizes nearly a hundred vendors to resell scavenged goods. Our article proposes an analysis of its practical implementation as a sort of street bureaucracy. After a presentation of the multiple worlds which make up the informal market, we provide an overview of the political reluctances towards this legalization of street vending. We then focus on the social workers’ di culties in running an institutional outpost in a world which initially developed autonomously. We will underline how the emerging misunderstandings and contradictions led them to readjust their practices and rede ne the objectives of their mission.



Virginie Milliot est maître de conférences au département d’anthropologie de l’université Paris ouest Nanterre La Défense. Ses recherches portent sur les processus d’émergence sociale et culturelle dont les villes sont le creuset et sur les politiques de reconnaissance. Elle a récemment coordonné un numéro spécial d’ Ethnologie Française, n° 3, Juillet 2015, sur la thématique «Propreté. Saleté. Urbanité».
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!


Mitglieder-Login
Seite 51
Michel Parazelli, Marie-Eve Carpentier
Imaginaires collectifs du partage de l’espace public avec les personnes en situation de marginalité à Montréal et à Québec (1993-2012)
kjh kjh kjh kjh kjh kjh This article presents a qualitative study of the collective imaginaries constructing the socio-spatial representations of the parties a ected by the presence of marginalized people in public spaces in downtown Montreal and Quebec City. Through an analysis of the discourses in French-language print media between 1993 and 2012, we identi ed three collective imaginaries, which we labeled as ecosanitary, democratic, and salutary, each one feeding a complex of specific socio-spatial representations. The purpose of this study is to provide an overall perspective of the ideological positions available to the parties involved.




Michel Parazelli & Marie-Ève Carpentier

Michel Parazelli est professeur à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal et membre du réseau interuni- versitaire Villes Régions Monde (VRM). Il est aussi président de l’Association Québec / Canada pour la formation, la recherche et l’intervention sociale (AQCFRIS). Œuvrant principalement dans le champ de l’intervention sociale en milieu urbain, il s’intéresse aux rapports espace-société dont les questions d’appropriation de l’espace en situation de marginalité. Mentionnons deux ouvrages publiés aux Presses de l’Université du Québec, La rue attractive. Parcours et pratiques identitaires des jeunes de la rue et L’imaginaire urbain et les jeunes. La ville comme espace d’expériences identitaires et créatrices.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Marie-Ève Carpentier est étudiante à la maitrise à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Mitglieder-Login
Seite 62
Pedro José Garcia Sanchez, Erwan Le Méner
Du trouble à l’assistance
Vers une écologie urbaine et attentionnelle des bakoroman à Ouagadougou
kjh kjh kjh kjh kjh kjh In this paper the authors investigate a less documented side of street children’s (bakoroman) lives in Ouagadougou, namely, their encounters with strangers in town. These encounters lead to resources such as relationships, goods, protective time and space, or learning opportunities and punctuate the narratives of the bakoroman. They are one of the main dimensions of their lives in the urban public space as they go back and forth between the street and their homes (institutional and family). As such, these interactions participate in the construction of their biographical trajectories and bifurcations. From minimum reciprocity to relational vigilance, a broad spectrum of interactions delineates the possibilities and limits of an «ethics of fragility». Across these encounters the children create their space in the city, through circumstantial pedagogies of living together. These interactions can be read as resources to regulate urban violence, other than institutional or charitable interventions.




Pedro José García Sánchez & Erwan Le Méner

Pedro José García Sánchez est maître de conférences en sociologie à l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense et chercheur au laboratoire Mosaïques /LAVUE UMR 7218 CNRS.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Erwan Le Méner est chercheur à l’Observatoire du Samusocial de Paris et au Centre d’étude des mouvements sociaux (EHESS, Paris).
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!







Mitglieder-Login
Seite 73
Hugues Morell Meliki
La jeunesse dans la politique des usages de l’espace public urbain au Cameroun
Entre répression diurne et légitimité nocturne
kjh kjh kjh kjh kjh kjh This article sheds light on the construction of an inclusive urban policy which grants excluded actors access to central public spaces. It does so by analysing government responses to two forms of appropriation of public space, the furtive schemes of economic activity deployed during daytime and the popular commercial activities developed at night by youths, which both take place under technological and human surveillance.




Hugues Morell Meliki est doctorant au Département de sociologie de l’Université de Yaoundé I au Cameroun. Il est coordinateur scientifique du pôle Cameroun du Groupe multinational de travail (GMT) sur l’accaparement de terres et la souveraineté alimentaire en Afrique, avec pour axe de recherche locale: «Agriculture de seconde génération, cosmopolitisation et conflictualité dans les villages camerounais», un projet financé par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA).
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!







Mitglieder-Login
Seite 86
Maurizio Bergamaschi
La bibliothèque au-delà de la bibliothèque
Un espace public pluriel
kjh kjh kjh kjh kjh kjh The public library of Casalecchio di Reno, a small town near Bologna (Italy), is an articulated and multifunctional space, a reference point not only for the municipality but also for the surrounding areas. This library is characterized by multiple spaces and functions, some of which are well-de ned whilst others less, and different groups of population use it. Together, its low level of regulatory framework, its geographical location and its configuration as a «public space» make this library both a place of culture and a place of hospitality and friendliness in urban space. By analysing the everyday practices and the concrete actions performed by the subjects, the present study focused on the redefinition of space and on the practices of re-signification, as well as on the manifest or latent needs that underlie such practices.



Maurizio Bergamaschi est professeur de sociologie urbaine et de sociologie du travail social à l’Université de Bologne, Département de sociologie et droit de l’économie. Coordinateur de la licence en travail sociale à l’Université de Bologne, il a travaillé sur la pauvreté urbaine, notamment sur les sans domicile fixe en relation à l’espace public et aux politiques publiques. Il a dirigé l’ouvrage I nuovi volti della biblioteca pubblica (Franco Angeli, 2015) et, avec M. Castrignanò, La città contesa. Popolazioni urbane e spazio pubblico tra coesistenza e conflitto (Franco Angeli, 2014).
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!








Mitglieder-Login
Seite 96
Madlen Kobi
Welche Altstadt und für wen ?
Urbane Transformation, soziale Stratifizierung und ethnische Repräsentationen in Kaxgar (China)
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Urban space use and the perception of Kaxgar’s old town (P.R. China) are shaped by an intertwined process of material and social, perceived and imagined, politicized and economic realities. Based on ethnographic fieldwork, this article discusses different approaches to the construction and transformation of the old town space. In particular, it highlights interpretations of ethnic marginality, gentrification, and touristic representation as expressions of individual and social positionings in the built environment.



Madlen Kobi arbeitet als Postdoktorandin am Völkerkundemuseum der Universität Zürich. In ihrer Dissertation Constructing, Creating and Contesting Cityscapes. A Socio-Anthropological Approach to Urban Transformation in Southern Xinjiang unter- suchte sie die Wechselwirkung zwischen der vom chinesischen Staat geförderten Infrastruktur- und Stadtentwicklung und der lokalen Aushandlung von städtischen Räumen im Uigurisch Autonomen Gebiet Xinjiang (Volksrepublik China). Ihre Forschung thematisiert die Nutzung, Wahrnehmung und Schaffung von materiellen Stadtlandschaften in den von verschiedenen ethnischen Gruppen bewohnten Städten im Süden Xinjiangs. Dabei kombiniert sie Ansätze der Architektursoziologie mit ethnographischer Feldforschung um die Transformation der materiellen Texturen städtischen Lebens zu erfassen.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Mitglieder-Login
Seite 105
Christian Reutlinger, Christina Vellacott
Zusammenleben im öffentlichen Raum früher und heute
Eine Suche nach vergessenen Zusammenhängen
kjh kjh kjh kjh kjh kjh This article confronts and discusses 6 current and past campaigns in public space, based on the results of a completed research project of the Competence Centre for Research on Social Spaces at the FHS St.Gallen, University of Applied Sciences. The focus lies on various decisive stakeholders who make a connection between youth and public space. The intention is to rediscover forgotten connections of living together in public space in order to make them useful for the contemporary debates.



Christian Reutlinger & Christina Vellacott

Christian Reutlinger: Sozialgeograph und Sozialpädagoge (Dr. phil. habil. Dipl. Geogr.), Privatdozent an der TU Dresden, leitet das Institut für Soziale Arbeit und ist verantwortlich für den interdisziplinären Forschungsschwerpunkt «Soziale Räume» der FHS St.Gallen. In verschiedenen nationalen und europäischen Forschungsprojekten fokussierte er die Perspektive von Kindern und Jugendlichen bei der Herstellung öffentlicher Räume und untersuchte die damit verbundenen Herausforderungen bei Beteiligungsverfahren. Neben dem daraus resultierenden Arbeitsschwerpunkt Sozialgeographie der Kinder und Jugendlichen arbeitet er zu sozialräumlichen Fragestellungen bei der Gestaltung von Nachbarschaften, von Gemeinwesenarbeit und zur Rolle von Sozialer Arbeit im öffentlichen Raum.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Christina Vellacott: Erziehungswissenschaftlerin (Master of Arts), während des Studiums verschiedene Forschungsarbeiten mit historischer Perspektive auf Kinder und Jugendliche und ihre Lebensbedingungen (z.B. Masterarbeit: Paul Geheeb – Held seiner ehemaligen Schüler und Schülerinnen? Inszenierung und Zuschreibung anhand ausgewählter Briefkontakte mit seinen ehemaligen Schülern und Schülerinnen der Odenwaldschule). Seit 2013 wissenschaftliche Assistentin am Institut für Soziale Arbeit im Forschungsschwerpunkt «Soziale Räume» an der FHS St.Gallen.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Mitglieder-Login
Seite 116
Bettina Beer
"Our helper is part of the family !"
Domestic workers in the Philippines
Many people know of the international migration of Filipino domestic workers. This essay is about the situation of domestic workers employed in ordinary Philippine households. Since my first field trip to the Visaya region of the Philippines, in the early 1990s, I have been struck by the number of women and men living and working in households other than their own. It seemed that as soon as people could afford it – even those on a small income, perhaps based on remittances sent by relatives abroad – they would try to hire a domestic worker: it seemed, indeed, nearly impossible not to hire somebody to «help» with domestic chores. «Helping» is a common euphemism applied even to those employees who do all the housework as well as helping to look after the children and / or old people.



Bettina Beer has done fieldwork in the Philippines since the early 1990s, mainly in the central Visayas. She is Professor of anthropology at the University of Lucerne.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!


Mitglieder-Login
Seite 155
Sandra Mooser
“IT’S GONNA BE ME THERE IN THE PICTURE”
An attempt to understand audio-visual forms of self-representation by African migrants in Switzerland
kjh kjh kjh kjh kjh kjh The anthropologist Victor Turner (1987: 81) once defined humans as homo performans. This implies that people are «essentially performing creatures who constitute and sustain their identities and collectively enact their worlds through roles and rituals» (Conquergood 1983: 27). Nowadays, the media are an often frequented public space for such identity enactments. However, audio-visual media are not just a vivid platform for representations, they are also a useful research tool. They are especially well suited to study human performances because they not only present lived experience but also facilitate the expression of imaginary as well as emotional parts of the self. As Sarah Pink (2001: 5) writes, a research approach which includes audio-visual methods recognizes «the interwovenness of objects, texts, images and technologies in people’s everyday lives and identities».





Sandra Mooser is currently doing her PhD in Social Anthropology at the University of Bern. Her study is part of the Swiss National Science Foundation (SNSF) research project «Nollywood made in Switzerland. Audio-visual forms of self-representation by African migrants in a transnational context» and additionally supported by the Dr. Joséphine de Kármán Foundation. During her fieldwork, she co-produced the Nollywood inspired film Paradise in my Mind.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Mitglieder-Login
Seite 127
Mélanie Battistini
Assistantes sociales et assistants sociaux à l’Hospice général
Des projections professionnelles marquées par la ségrégation sexuée
Puisant son origine à la fin du 19ème siècle, au croisement de plusieurs doctrines politiques et sociales, le métier d’assistant·e social·e s’inscrit dans une tradition essentielle- ment féminine. Les écoles d’études sociales se développent en Europe au début du 20ème siècle pour former des jeunes filles «à des activités sociales bénévoles et caritatives», mais aussi pour «exercer dans le cadre des services sociaux et sanitaires naissants» (Keller 2005: 50). Les origines bénévoles et caritatives du travail social ralentissent sa professionnalisation en Suisse, qui se réalise progressivement dans la deuxième moitié du 20ème siècle.

Aujourd’hui encore, le service social reste un «métier de femmes» à plusieurs égards: «ses pionnières sont des femmes, le rôle traditionnel de la mère de famille lui sert de référence, les femmes sont majoritaires dans ce champ professionnel, elles y occupent des postes selon une ségrégation sexuée verticale et le métier est peu reconnu» (Keller 2005: 54). Toutefois, dans le même temps, le travail social s’ouvre peu à peu aux hommes. A l’école sociale de Genève, par exemple, les hommes accèdent à la formation d’assistants sociaux en 1957, tout en restant fortement minoritaires (Cattin & Bolzman 2008).

Cet article veut éclairer les projections professionnelles évoquées par les assistantes sociales et les assistants sociaux (AS) travaillant dans les Centres d’action sociale (CAS) de l’Hospice général à Genève.



Mélanie Battistini est doctorante à l’Institut des études genre de l’Université de Genève. Elle est titulaire d’une licence en sociologie et d’un master en études genre. Ses intérêts principaux de recherche portent sur la mixité hommes-femmes et la division sexuée du travail au sein des métiers de la santé et du social, et en particulier sur les parcours professionnels des hommes minoritaires dans ces domaines.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Mitglieder-Login
Seite 132
Andrea Kaiser-Grolimund, Carole Ammann, Sandra Staudacher
Research Assistants
Invisible but Indispensable in Ethnographic Research
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Until recently, anthropological literature on the collaboration between the researcher and his/her assistant(s) was rather scarce – although these helpers in the field are highly involved in our knowledge production. In PhD theses, where sole authorship is required for academic degrees, the work with assistants is mentioned briefly in the methodology parts, but then disappears again in the published books. Working with research assistants raises questions of author- ship, authority and ethical considerations in general (Galizia and Schneider 2005: 8, Gupta 2014). In this contribution we argue that collaborations with research assistants strongly influence our data, its analysis and finally our ethnographic texts. Hence, we promote an ethnographic writing that thoroughly reflects working with research assistants and makes this collaboration more explicit.





Andrea Kaiser- Grolimund, Carole Ammann & Sandra Staudacher

All three authors are PhD candidates at the Institute of Social Anthropology at the University of Basel. Andrea Kaiser- Grolimund is conducting her PhD on healthy aging in Dar es Salaam, Tanzania. Carole Ammann’s project is about women’s imageries of the state in Kankan, Guinea. Sandra Staudacher is writing her dissertation on aging, health, and care in Zanzibar, Tanzania.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein! , Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein! , Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Mitglieder-Login
Seite 137
Irene Marti, Ueli Hostettler
Feldforschung im Justizvollzug
Erfahrungen und Überlegungen zu Fragen des Zugangs zum Feld und zu den Forschungsteilnehmenden
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Dieser Beitrag beschreibt Herausforderungen der ethnografischen Forschungspraxis im Kontext der Anthropologie des Justizvollzugs und darunter zwei zentrale Phasen: jene des Zugangs zum Feld und des Zugangs zu Forschungsteilnehmenden innerhalb des Felds, also zu Gefangenen sowie Mitarbeitenden in Justizvollzugsanstalten. Zugang ist eng mit dem Aufbau von Beziehungen und dem Vertrauen zwischen Forschenden und Forschungsteilnehmenden verbunden und eine Voraussetzung für die Forschungspraktiken der teilnehmen- den Beobachtung und formeller und informeller Gespräche, die in dieser Forschung – neben der Analyse von Dokumenten – zum Einsatz kamen.





Irene Marti, Ueli Hostettler
Mitglieder-Login
Seite 144
Hervé Munz
Swiss(ness) Made in (Greater) China
Ou les mécanismes de la globalisation
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Dans le but de comprendre en quoi les dynamiques de mobilité transnationale sont constitutives de l’horlogerie helvétique et de son succès, je mène une recherche postdoctorale sur la circulation des montres «Swiss made» et l’organisation de leur service après-vente (SAV) à l’échelle internationale. Cette recherche se situe à la croisée de l’anthropologie des savoirs et des techniques (Geslin 2002, Marchand 2009), de l’anthropologie de la globalisation (Appadurai 1997, Conte, Giordano et Hertz 2003, Abélès 2008), de la socio-histoire des marques et de la valeur «luxe» (Lury 2004, Sougy 2013) et de la sociologie économique de l’industrie horlogère (Marti 1996, Hanssens 2008, Jeannerat 2012). Dans ce cadre-là, je m’intéresse à la transmission des savoirs que j’appréhende de manière processuelle et non dualiste. Au vu de l’importance que l’Asie revêt désormais pour les montres helvétiques, j’étudie plus spécifiquement les initiatives que différents groupes d’individus organisent à partir de la Suisse pour transférer les compétences relatives à l’entretien et à la réparation de ces items en Grande Chine et en particulier, à Hong Kong (HK).





Hervé Munz est docteur en anthropologie de l’Université de Neuchâtel. Après la défense d’une thèse sur la transmission et
la patrimonialisation de l’horlogerie en Suisse, il a obtenu une bourse du FNS pour réaliser une recherche postdoctorale de dix-huit mois sur les rapports entre l’industrie horlogère helvétique et la Grande Chine. Il est actuellement chercheur invité au Hong Kong Institute for the Humanities and Social Sciences de l’Université de Hong Kong et à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Mitglieder-Login
Seite 150
Séverine Rey, Céline Schnegg
Faire parler les morts : la preuve par l’image ?
Réflexions anthropologiques sur les développements récents de l’imagerie forensique
kjh kjh kjh kjh kjh kjh «Révolution», «changement de paradigme»: c’est dans ces termes que médecins légistes et radiologues forensiques qualifient les développements récents de l’«autopsie virtuelle». Depuis une quinzaine d’années, plusieurs techniques d’imagerie médicale (la tomodensitométrie [TDM], l’imagerie par résonance magnétique [IRM] et l’angiographie) sont en effet utilisées en complément des techniques dites «traditionnelles» de détermination des causes de la mort, telles que l’autopsie et l’analyse de prélèvements (Beauthier & Beauthier 2011). Des centres d’expertise se développent et multiplient recherches et publications afin de valider ces techniques: importées du monde de la clinique et des vivants, il s’agit de les adapter à la matérialité du corps mort et de revoir les modalités d’interprétation des images produites. Dans un contexte d’objectivation des causes de la mort, dominé jusqu’alors par des descriptions minutieuses et des photographies de dissection, l’imagerie post-mortem suscite une véritable fascination et constitue une rupture dans l’histoire de la médecine légale fondée sur l’ouverture des corps (Brandli & Porret 2013). Les promoteurs de ces développements vont même jusqu’à dire que l’autopsie virtuelle pourrait, à terme, remplacer les techniques classiques d’autopsie médico-légale.




Séverine Rey  & Céline Schnegg

Séverine Rey est professeure en sciences sociales à la Haute école de santé Vaud (HESAV), Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Ses recherches récentes se répartissent dans deux domaines: les études genre (choix atypiques de formation et insertion professionnelle) et l’anthropologie des techniques, avec comme centre d’attention l’imagerie médicale.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Céline Schnegg est doctorante en sciences sociales à l’Université de Lausanne. Sa thèse porte sur le risque lié à la consomma- tion d’alcool pendant la grossesse. Dans le cadre de ses recherches, elle articule sociologie des pratiques médicales, sociologie des sciences et des techniques et sociologie des problèmes publics.
Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Mitglieder-Login
Seite 166
David Loher, Luisa Piart, Pascale Schild, Sabine Strasser, Tobias Haller
On the New Politics of Distribution
A Conversation with James Ferguson
The Department of Social Anthropology at the University of Bern inaugurated its new lecture series Anthropology Talks in September 2015. The first guest was James Ferguson, professor at the Department of Anthropology at Stanford University. The lectures and workshops focused on the questions of poverty and (re)distribution that Ferguson, a scholar with a pronounced political commitment, deals with in his new book Give a Man a Fish (2015a). Ferguson’s thinking involves, within a context of widespread unemployment, a creative tension between ethnographic curiosity and political concerns about poverty reduction. Through projects that «just give money to the poor» (2015a: 2), his work examines what such interventions do in people’s everyday lives, and how they might direct us towards a new politics of distribution, or «proletarian politics today,» as the main lecture’s title suggested (Ferguson 2015b).
Mitglieder-Login
Seite 177
Yassin Boughaba
Compte rendu: Joindre l’utile à l’agréable
Jardin familial et modes de vie populaires
Frauenfelder Arnaud, Delay Christophe, Scalambrin, Laure. 2015. Lausanne : Antipodes
Dans ce livre issu d’une enquête collective financée par la Direction de l’aménagement du territoire de l’Etat de Genève, Arnaud Frauenfelder, Christophe Delay et Laure Scalambrin étudient une activité de loisir (ou activité hors-travail) particulière: le jardinage sur les parcelles de terre mises à disposition par l’Etat via la Fédération genevoise des jardins familiaux (FGJF). Ce terrain d’enquête, qui rassemble majoritairement des ouvriers / ères et des employé.e.s, souvent de la fonction publique, sert pour les auteur-e-s de lieu d’observation des modes de vie des fractions «hautes» des classes populaires. En d’autres termes, en décrivant la manière dont ces maçons, gendarmes à la retraite, ou assistantes de soins cultivent, conservent et échangent leurs légumes et leurs fleurs, prennent leur repas et invitent leurs proches, les auteur.e.s cherchent à décrire la signification d’un ensemble de pratiques d’individus à la fois tendanciellement dominés au travail et créateurs ou légitimes dans leurs activités à côté de celui-ci.





Yassin Boughaba, IEPHI, Université de Lausanne & CENS, Université de Nantes
Mitglieder-Login
Seite 175
Suzanne Chappaz-Wirthner
Anthropology at the crossroads
The view from France
Edited by Sophie Chevalier. 2015 Canon Pyon. Sean Kingston Publishing
kjh kjh kjh kjh kjh kjh L’ouvrage édité par Sophie Chevalier, professeure d’anthropologie à l’Université de Picardie à Amiens et co- fondatrice de la revue en ligne ethnographiques.org, s’inscrit dans cette perspective réflexive. Il réunit les contributions des chercheuses et des chercheurs français invités par David Shankland, directeur du Royal Anthropological Institute, à présenter à leurs collègues britanniques les orientations récentes de la discipline dans leur pays. Ce French Anthropology Day eut lieu le 4 novembre 2011 à l’Institut français de Londres, inaugurant une série de journées similaires destinées à mettre en lumière la diversité des trajectoires que l’anthropologie décrit dans les différents pays du globe en fonction de ses ancrages institutionnels particuliers.





Suzanne Chappaz-Wirthner, chercheuse indépendante
Mitglieder-Login
Seite 178
Gilles de Rapper
Compte rendu: Narrating Victimhood
Gender, Religion and the Making of Place in Post-War Croatia
Michaela Schäuble. 2014. New York: Berghahn
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Ce livre séduit au premier abord par sa richesse ethnographique. Il repose sur une enquête de terrain menée par son auteur dans une petite région de Dalmatie, de 2004 à 2012. La petite ville de Sinj (2000 habitants) et les villages circonvoisins, totalisant une population de près de 25 000 habitants, sont situés sur un plateau de la chaîne dinarique et constituent une unité relativement bien identifiée de l’extérieur: la région, très pauvre, est connue pour son attachement au catholicisme et comme un bastion du nationalisme croate Le livre s’attache à comprendre comment ces Dalmatiens ruraux «racontent et donnent de la dignité à leurs vies dans un temps et dans un lieu où les ressources sont rares et où leur statut est bas» (p. 18).




Gilles de Rapper, Aix Marseille Université, CNRS, IDEMEC UMR 7307
Mitglieder-Login
Seite 181
Mélanie Pétrémont
Compte rendu : Colonial Switzerland
Rethinking Colonialism from the Margins
Patricia Purtschert et Harald Fischer-Tiné (dir.).2015. Ed. Palgrave Macmillan
kjh kjh kjh kjh kjh kjh En 2013, «Postkoloniale Schweiz. Formen und Folgen eines Kolonismus ohne Kolonien» (cf. Lavanchy 2013), a marqué les débuts de la recherche dans les études postcoloniales en Suisse. Ce livre répondait au besoin conceptuel pour penser l’héritage colonial d’un pays n’ayant pas possédé de colonie au sens administratif du terme. «Colonial Switzerland. Rethinking Colonialism from the Margins», également dirigé par Patricia Purtschert ainsi que Harald Fischer-Tiné, poursuit ce projet en l’orientant cette fois davantage sur les modalités de la co-construction du projet colonial et impérialiste entre la Suisse et les autres puissances coloniales. Les douze études de cas inédites, couvrant une période historique allant du XVIIe siècle à nos jours, analysent la Suisse comme un espace interconnecté s’insérant par ses entreprises diplomatiques, commerciales, culturelles et scientifiques au sein du monde colonial au fil de ses mutations.





Mélanie Pétrémont, Université de Genève
Mitglieder-Login
Seite 184
Barbara Waldis
Rezension: Ethnologie und Soziale Arbeit
Fremde Disziplinen, gemeinsame Fragen?
Magnus Treiber, Nicolas Griessmeier, Christian Heider (Hg.) 2015. Opladen (et al.): Budrich UniPress.
kjh kjh kjh kjh kjh kjh Die Aufsatzsammlung verschafft einen Einblick in den interdisziplinären Dialog, wie Ethnologie und Soziale Arbeit einander gegenseitig bereichern, sich unterscheiden und sich abgrenzen. Ethnologinnen, Ethnologen und Sozialarbeitende scheinen, so die Herausgeber, sich mit ähnlichen Gruppen und Fragestellungen zu befassen. Trotzdem fehlt, so argumentieren sie weiter, eine «theoretische Auseinandersetzung» über «Unterschiede, Grenzen und Kooperationsmöglichkeiten» (S.10) bislang weitgehend. Auch in heutigen Standardwerken beider Disziplinen werde der «Einfluss, die Kompetenz und das Angebot des jeweils anderen Faches» ignoriert (S. 13). Die Herausgeber wollen mit der Aufsatzsammlung dazu beizutragen, das «gegenseitige Desinteresse zu überwinden» (S. 13) und mit ethnologischen und sozialarbeiterischen Beiträgen aus Forschung, Lehre oder beruflichen Beziehungen gemeinsam bearbeitete Themen diskutieren.




Barbara Waldis, Hochschule für Soziale Arbeit (HETS), HES-SO Valais-Wallis
News