Triptyque couverture

Avec le numéro 11 a commencé un triptyque cette fois axé sur une définition (biométrique) de l’identité (iris, empreinte, cheveu). Derrière l’étrange tournesol aux pétales ressemblant à des plumes du numéro 11 et la forme reptilienne bleu-vert du numéro 12, il fallait respectivement voir un iris humain et une empreinte digitale. Quant à la couverture du numéro 13, elle ne présente pas des rubans décoratifs ou les fils d’une marionnette, mais elle est composée de fins cheveux d’enfant.

Ces images sont une autre manière d’interpréter le nom que nous avons donné à notre revue. «Tsantsa» renvoie à l’ancienne technique et tradition des Shuar (Jivaro) de s’approprier, par la réduction des têtes, l’identité de l’Autre. Or on peut l’associer, d’une certaine manière, avec les techniques actuelles visant à appréhender les identités en fonction de caractéristiques physiques. C’est de cette réflexion qu’a émergé l’idée d’illustrer, sous la forme d’un triptyque, le domaine de la biométrie.